Archive pour le 11 octobre, 2018

Voile d’espoir

Bousculé par les choses qui adviennent

Ou déçu quand elles nous parviennent

Basculé sans cesse par un roulis charmant

Ou pris par surprise par l’évènement

Chavirent des vies on ne sait comment

Car ne tiennent qu’à un filament

Quand d’autres se saisissent de leur lambeaux

Contre l’Absurde elles agitent leurs oripeaux

L’espoir vole au temps son manteau

Pour le suspendre aussitôt

Et s’en pare pour réchauffer de lueur

La respiration de certains cœurs

Tenir à l’écart l’inéluctable noirceur

Même si l’horloge tapie dans les corps demeure

Continuer de contempler le soleil levant

Se redresser et s’adosser contre le vent

Regarder fixement droit devant

Quand la houle gronde par l’avant

Et force le regard à la baisse

Sans jamais n’avoir de cesse

Provoquer des éléments la caresse

Pour que de leurs apaisements naissent

La fierté de l’épreuve sans hâle

À calomnier la joie et le moral

Rugir silencieusement d’un râle

Dont le souffle arrondirait notre voile

Se voir prêter un souhait à notre main

Pour nous propulser vers demain.

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Publié dans:Curiosités du mois |on 11 octobre, 2018 |Pas de commentaires »

Nomadisme

L’avenir se répand en moi de sa plus forte incertitude. Demain est un rêve auquel je n’ai pas encore songé. Je le tiens à distance pour ne pas le laisser m’emporter vers un lieu que je n’ai pas choisi. Je le fais patienter pour appeler de mes vœux un désir capable de m’orienter vers un foyer providentiel où je pourrais réchauffer mes espoirs. Alors je cherche en moi un signe de ralliement pour faire exister ce qui me tient le plus à cœur. En moi souffle le vent, mais je ne sais guère où il me mène. Je ne le maitrise pas. Peut-être même lui sais-je gré de ses soubresauts et mouvements, car en me laissant faire, je ne me sens pas pris à la légère. Je vais et je viens de mes pensées nomades au gré de ses humeurs. Je m’aventure sans ignorer la magie du moment. Je vis de ce mouvement en redoutant qu’il ne me dépose et reparte au loin sans mon consentement. Sans voyage, j’ai peur que l’immobilité ne me rattrape et s’insinue jusqu’à ce que la gravité pèse lourdement sur mes rêves. Je prie pour que le vent m’élève et me laisse une trêve. Je gagne du temps en espérant qu’il me portera longtemps. Ainsi, je me découvre chemin faisant par delà les courants ascendants en souriant de l’intérieur comme un enfant cueillant le jour à chaque instant. Que ma vie voit se prolonger ce moment !

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Élan nomade (A paraitre chez 5 Sens Edition)

Publié dans:Curiosités du mois |on 11 octobre, 2018 |1 Commentaire »

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