Tant qu’il est encore temps

Il nous faut voyager tant qu’il est encore temps

Respirer les senteurs des bois

Trouver d’autres endroits

S’éloigner du familier

 

Quitter provisoirement son toit

Pour mieux le retrouver en soi

 

Plonger dans l’inconnu

Apprivoiser la brume

Ignorer l’amertume

Se faire léger comme la plume

 

Ou pareille à la feuille au vent

Se laisser porter par la providence

Se faire vacuité

Et penser que tout va bien se passer

 

Partir au loin par delà les montagnes

Longer de nos pas les ruisseaux chantant

Marcher quelque part sans savoir où se rendre

Regarder le cœur en avant

 

Avancer sans peur au ventre

Rencontrer cet autre que l’on appelle étranger

Nouer la douce fraternité d’un jour partagé

Et repartir en paix et signer notre liberté

 

Le marcheur s’invente

Il passe son chemin

Et le crée

Comme un destin

 

Il nous faut voyager tant qu’il est encore temps

Secouer nos vies de leurs ruines

Nous allier à nos espoirs pour être plus fort

Devenir plus céleste qu’un songe égaré

 

L’arbre pousse sans bruits

Le vent le réveille en secouant ses ornements

Le sable s’élève pour retomber ailleurs

Et former une dune patiemment

 

Ciel nuageux

La pluie s’impose à son heure

Le sol s’engorge par endroits

Ou ruissèle de son imperméabilité

 

Les pas se succèdent au fil des aubes

Et les nuits bercent la balade de ce rêveur éveillé

 

Il nous faut voyager tant qu’il est encore temps

Persuader le moment de son intensité

Lui murmurer notre fidélité

Et tenir promesse.

Publié dans : Curiosités du mois |le 17 novembre, 2017 |Pas de Commentaires »

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