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Nom du déposant :  GOLOUBIEFF BRUNO
Titre ou URL du document déposé : 
http://goloubieffecriture.unblog.fr/
Description : Ce blog présente mes textes, extraits, livres à venir ainsi que futures couvertures, logos et illustrations de livres. J'y ajoute régulièrement de nouvelles pensées, photos et images que j'aimerais protéger. 
Date et heure du dépôt :  30-10-2015 à 08:30
Fait à Paris le 30-10-2015
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Publié dans : Photos | le 5 novembre, 2015 |Commentaires fermés

Approche royaliste

Je suis seulement royaliste lorsque je vais aux toilettes.

 

La cinquième roue du carrosse a l’avantage de voyager sans usure.

 

Je passe trop peu de temps avec moi-même. Quelquefois, je dois même prendre rendez-vous. Je deviens royaliste.

 

Si votre couleur préférée est le bleu, ne versez pas inutilement votre sang pour le peuple.

Publié dans : Curiosités du mois | le 17 décembre, 2017 |Pas de Commentaires »

Bonheur

J’étais assis sur le bonheur mais il n’avait pas de siège.

Publié dans : Curiosités du mois | le 16 décembre, 2017 |Pas de Commentaires »

Immaculée conception

L’écriture est un viol silencieux. Les idées se couchent et la main les exécute sur le papier sans ménagement. La pureté se sent alors ternir et pénétrée d’une immaculée noirceur dont le foutre de rêve vient s’appesantir sur cette étendue vierge de tout soupçon. Le trait phallique verse son sang pour donner naissance à une rumeur et prendre racine sur un espoir sans lendemain. Et parce qu’il persiste sur cette blancheur, il y fait corps et trouve à l’improviste son bonheur.

Publié dans : Curiosités du mois | le 12 décembre, 2017 |Pas de Commentaires »

Quitte

Il faut se rendre quitte envers la vie avant qu’elle ne nous quitte.

Nous devons affranchir nos vies de sa dette, coûte que coûte.

Publié dans : Curiosités du mois | le 12 décembre, 2017 |Pas de Commentaires »

Tant qu’il est encore temps

Il nous faut voyager tant qu’il est encore temps

Respirer les senteurs des bois

Trouver d’autres endroits

S’éloigner du familier

 

Quitter provisoirement son toit

Pour mieux le retrouver en soi

 

Plonger dans l’inconnu

Apprivoiser la brume

Ignorer l’amertume

Se faire léger comme la plume

 

Ou pareille à la feuille au vent

Se laisser porter par la providence

Se faire vacuité

Et penser que tout va bien se passer

 

Partir au loin par delà les montagnes

Longer de nos pas les ruisseaux chantant

Marcher quelque part sans savoir où se rendre

Regarder le cœur en avant

 

Avancer sans peur au ventre

Rencontrer cet autre que l’on appelle étranger

Nouer la douce fraternité d’un jour partagé

Et repartir en paix et signer notre liberté

 

Le marcheur s’invente

Il passe son chemin

Et le crée

Comme un destin

 

Il nous faut voyager tant qu’il est encore temps

Secouer nos vies de leurs ruines

Nous allier à nos espoirs pour être plus fort

Devenir plus céleste qu’un songe égaré

 

L’arbre pousse sans bruits

Le vent le réveille en secouant ses ornements

Le sable s’élève pour retomber ailleurs

Et former une dune patiemment

 

Ciel nuageux

La pluie s’impose à son heure

Le sol s’engorge par endroits

Ou ruissèle de son imperméabilité

 

Les pas se succèdent au fil des aubes

Et les nuits bercent la balade de ce rêveur éveillé

 

Il nous faut voyager tant qu’il est encore temps

Persuader le moment de son intensité

Lui murmurer notre fidélité

Et tenir promesse.

Publié dans : Curiosités du mois | le 17 novembre, 2017 |Pas de Commentaires »
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